Qu’est-ce que l’haubanage ? 

L’haubanage consiste à soutenir l’axe fragilisé d’un arbre en prévention d’une casse éventuelle.Un diagnostic phytosanitaire doit être réalisé au préalable pour évaluer la résistance biomécanique de l’arbre. La pose des haubans est effectuée par des professionnels formés grâce à des techniques et matériaux spécifiques dans la période comprise entre mai et août. 

Pourquoi Haubaner ? 

Le haubanage a l’avantage de consolider l’arbre sans modifier son port. Il vise à limiter le risque lié à la rupture de branches dont la résistance mécanique est affaiblie. Ceci permet de conserver l’intégrité de l’arbre, des biens et des personnes. En cas de rupture, le hauban devra être ancré sur un axe suffisamment résistant et empêcher la chute de la branche jusqu’au sol. 

Que faire avant de prendre la décision de haubaner? 

Dans un premier temps, il est nécessaire d’évaluer l’importance de l’arbre dans son environnement (valeur paysagère, historique, atouts par rapport aux contraintes qu’il génère, intégration dans un aménagement futur ..) Ensuite un diagnostic plus précis de l’arbre sera mené (harmonie, rareté, analyse physiologique et sécuritaire qui permettront d’estimer quelle est son espérance de maintien avec ou sans travaux). Ce diagnostic sera fait à l’oeil nu et il peut être complété par l’utilisation de techniques d’observation plus sophistiquées. 

A partir de ces éléments, il sera possible d’estimer la fréquence du risque et sa gravité sans oublier que tous ces paramètres évoluent au cours du temps. Finalement une décision de gestion sera prise. La technique la plus appropriée à la situation sera choisie. L’haubanage est une technique parmis d’autres. L’abattage peut être envisagé si l’arbre à un intérêt modeste ou s’il est sans avenir. Il est possible de conserver l’arbre en l’état sans intervenir, en informant les usagers du danger ou en mettant en place un périmètre de protection. Il est possible d’élaguer pour réduire la prise au vent tout en sachant que la taille radicale est à proscrire. Attention, lors d’une taille d’éclaircie trop importante, les ouvertures créées dans le houppier favorisent le mouvement des branches isolées et par conséquent leur rupture. Le coûts de l’opération et de sa gestion future sont des paramètres aussi en compte. 

Quelques notions de biomécanique 

Les mouvements des branches sont très complexes, ils peuvent induire des cisaillements, des flexions, des torsions, des compressions ou des tractions.Le bois est inégalement élastique (déformation réversible ) selon les essences et l’emplacement des tissus ligneux dans l’arbre. Les ruptures sont plus ou moins brutales selon les espèces. Les ruptures du bois sont brutales en tension et moi abruptes en compression, cependant le bois est beaucoup plus résistant à la traction qu’à la compression. Lorsque la branche est soumise à une traction perpendiculaire à son axe, elle fléchit plus moins selon son diamètre et la nature du bois. Les contraintes les importantes se répartissent à sa périphérie (compression du côté de la traction et tension de l’autre) et elles sont nulles dans l’axe central de la tige (ceci relativise le fragilité des branches creusent). Lorsque l’arbre a un rapport hauteur/ diamètre important, le tronc risque davantage de se briser. Ce rapport longueur sur diamètre s’applique aussi pour les branches horizontal. Lorsque l’arbre a un rapport hauteur / diamètre réduit, il est moins sensible à la rupture mais davantage sujet au déracinement. 

 L’arbre soumis à la force du vent 

De façon à pouvoir déployer une importante surface chlorophyllienne nécessaire à sa vie, sans que cette voilure forme une entité rigide que le pression du vent refait basculer, l’arbre à développé une stratégie adapté consistant à limiter la surface des feuilles et à multiplier leurs nombre. L’arbre peut être modélisés comme association de masses(feuilles, brindilles, branches, charpentières, tronc ) reliées entre elle par un système de ressorts amortisseurs qui absorbent successivement les oscillations sont ainsi limitées au niveau des charpentière, du tronc et de l’ancrage racinaire ce qui généralement évite le basculement de l’arbre. 

Le bois de réaction 

Pour lutter contre une contrainte, l’arbre est naturellement capable de créer de bois de réaction sur une face du tronc ou des branche. -Il s’agit de bois de tension chez les feuillus qui tire la tige comme un muscle. -Il s’agit du bois de compression chez les résineux qui pousse la tige comme le ferait un verrin . L’arbre est un système dynamique ; il doit bouger pour ressentir la déformation et s’adapter? SI l’arbre est entravé par un haubanage statique ou étayage, il ne repère pas ses zones de faiblesse et ne crée pas de bois de réaction. Cela est préjudiciable aux arbres ou organes jeunes à masse dynamique dominante, mais les conséquences sont moindres pour les structures à forte majorité de masse statique.